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Au
Royaume-Uni, il y a une caméra de vidéosurveillance
par 14 habitants. Au Canada, il y en a moins d’une par
10 000. Le risque n’est donc pas un objet tangible mais le produit
d’une estimation variable selon les sociétés,
où il mobilise des mesures de contrôle d’ampleur
diverse. La plus importante de ces mesures est la surveillance,
sous toutes ses formes. Paradoxalement, plus on surveille et
plus on arrive à identifier des risques qu’on n’avait
pas encore imaginés.
Le programme de la chaire innove en s’attaquant à cette
structuration en combinant l’étude des pratiques
de la surveillance à celle des représentations
du risque, ce qui comblera des lacunes de part et d’autre
: placer la surveillance dans son contexte sociopolitique et
connecter le discours du risque aux pratiques qui à la
fois en découlent et le soutiennent. La Chaire de recherche du Canada en surveillance et construction sociale du risque est dotée d’un budget de 500'000$ (renouvelable) fourni par le programme des Chaires de recherche du Canada, auquel s’ajoute un financement infrastructure de 325'000$ fourni par la Fondation canadienne pour l’innovation et un fonds de fonctionnement de 100'000$ venant du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada. Située à l’Université Laval, la chaire a été fondée en 2009. |